Résumé : La location de courte durée à Paris est limitée à 90 jours par an pour une résidence principale depuis 2025, avec une fiscalité durcie et des obligations administratives renforcées en 2026.
En 2026, la location de courte durée à Paris traverse une période charnière. Paris applique désormais l’une des réglementations les plus strictes d’Europe en matière de meublés de tourisme. La multiplication des meublés de tourisme a profondément déséquilibré le marché locatif parisien : selon les estimations de la Ville de Paris, environ 25 000 logements seraient loués illégalement sur les plateformes de réservation. Pour les propriétaires, comprendre les règles en vigueur est devenu une condition préalable à toute mise en location. Pour approfondir ce cadre légal, consultez notre page dédiée à la durée maximale de location saisonnière.
Entre la loi Le Meur, la réduction de l’abattement fiscal et le renforcement des contrôles municipaux, le secteur exige désormais une gestion rigoureuse et une parfaite connaissance de ses obligations. Ce guide fait le point sur tout ce que vous devez savoir pour louer votre bien en toute légalité et en tirer le meilleur rendement.
Qu’est-ce que la location courte durée en 2026 ?

La location courte durée (ou location saisonnière, location meublée touristique) consiste à louer un logement meublé pour des séjours brefs, généralement de quelques nuits à quelques semaines. La Chambre des notaires de Paris la définit comme « la location de courte durée d’un bien meublé pour une clientèle de passage (qui n’y élit pas domicile), à son usage exclusif ».
Elle peut couvrir une période allant de quelques nuits à 90 jours pour une résidence principale, ou davantage pour une résidence secondaire disposant d’une autorisation. Il est essentiel de distinguer deux situations :
- Résidence principale : logement dans lequel vous habitez plus de 8 mois par an. La location saisonnière y est plafonnée.
- Résidence secondaire : logement dans lequel vous habitez moins de 8 mois par an. La mise en location nécessite une autorisation de changement d’usage à Paris.
La loi Le Meur : un tournant réglementaire majeur
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, est entrée dans sa phase d’application concrète en 2026 : enregistrement national obligatoire, plafonds de jours ajustables par les communes, DPE exigible, fiscalité durcie. Son point de départ : entre 2015 et 2023, le nombre de logements proposés en location meublée de tourisme en France a été multiplié par 5, selon les données de la Direction générale des entreprises.
Votée à la quasi-unanimité après deux ans de débats, la loi Le Meur poursuit un objectif assumé : rééquilibrer le marché du logement dans les zones touristiques. Elle agit sur cinq leviers : l’enregistrement de tous les biens, les pouvoirs donnés aux maires, la performance énergétique, la copropriété et la fiscalité. Pour une analyse complète de ces obligations, consultez notre dossier sur la réglementation sur la durée de location saisonnière.
Voici les principales mesures à retenir :
- Tous les meublés de tourisme doivent désormais être enregistrés, résidence principale comme résidence secondaire, partout en France.
- Le principe de 120 jours par an pour une résidence principale demeure, mais les communes peuvent désormais abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours par délibération.
- Depuis le 21 novembre 2024, tout nouveau règlement de copropriété doit indiquer explicitement si les locations de courte durée sont autorisées ; si ce n’est pas mentionné, elles sont interdites par défaut. Une majorité des deux tiers des voix suffit désormais pour bloquer ce type de location.
Les règles spécifiques à Paris : 90 jours et contrôles renforcés
La capitale a adopté un cadre encore plus restrictif que le reste du territoire. Depuis le 1er janvier 2025, la limite de location pour une résidence principale à Paris est passée de 120 à 90 jours par année civile, une mesure inscrite dans la loi Le Meur. Les plateformes comme Airbnb bloquent automatiquement le calendrier une fois le seuil atteint.
Chaque arrondissement possède désormais un quota limité de logements pouvant être loués en courte durée ; une fois le quota atteint, aucune nouvelle location ne peut être enregistrée. Les arrondissements historiques, comme le 1er et le 4e, sont pleinement saturés. Pour les propriétaires de résidences secondaires, une autorisation de changement d’usage avec compensation est obligatoire.
Les sanctions ont été considérablement alourdies. Le dépassement de la limite de 90 jours expose à une amende administrative de 15 000 euros. En cas de fausse déclaration, l’amende s’élève à 20 000 euros. Le non-respect de la réglementation expose à des amendes civiles pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, et ces sanctions peuvent être cumulées avec des astreintes journalières tant que la situation n’est pas régularisée, comme le détaille Le Plan Immobilier. Pour aller plus loin, découvrez notre page sur la réglementation des locations à Paris.
Enregistrement et démarches administratives obligatoires

À compter de 2026, l’enregistrement des meublés de tourisme devient un dispositif généralisé à l’échelle nationale. Paris, déjà en avance sur ce point, renforce ses exigences en matière de justification de résidence principale. Au plus tard au 20 mai 2026, l’obligation déclarative s’appliquera à toutes les communes, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’une résidence secondaire.
Concrètement, les étapes sont les suivantes :
- Effectuer la déclaration via le téléservice en ligne sur paris.fr et recevoir un numéro d’enregistrement unique à 13 caractères.
- Afficher ce numéro sur toutes vos annonces de location.
- Être en mesure de produire des documents probants en cas de contrôle.
Le téléservice Declaloc est disponible dans 80 % des communes en 2026, et une plateforme nationale unifiée doit prendre le relais d’ici le 20 mai 2026, selon ParisBnB. Les services municipaux disposent de pouvoirs accrus pour croiser les données issues des plateformes, des déclarations fiscales et des registres d’enregistrement, en ciblant prioritairement les dépassements de durée et les fausses déclarations.
Fiscalité durcie : ce qui change pour les propriétaires
Le volet fiscal représente l’un des changements les plus significatifs pour les propriétaires en location meublée touristique. Les meublés touristiques non classés voient leur plafond micro-BIC chuter de 77 700 € à 15 000 € et leur abattement passer de 50 % à 30 %, comme le rappelle May Home (pour les revenus 2025 déclarés en 2026).
Les meublés classés conservent quant à eux un abattement de 50 % jusqu’à 77 700 € de recettes. Par ailleurs, depuis février 2025, les amortissements pratiqués en LMNP au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente.
Ces mesures ont des conséquences concrètes :
- De nombreux propriétaires basculent mécaniquement vers le régime réel, avec l’obligation de tenue d’une comptabilité plus exigeante.
- Le classement en meublé de tourisme redevient un levier fiscal majeur.
- Ce différentiel fiscal pousse certains propriétaires à privilégier la location classique plutôt que la location touristique, ce qui est précisément l’objectif recherché par le législateur.
Performance énergétique et copropriété : des contraintes supplémentaires
La loi Le Meur introduit également des exigences en matière de diagnostic de performance énergétique (DPE). Le DPE devient un critère d’éligibilité à la location touristique, tout comme il l’est déjà pour une location longue durée. L’interdiction de louer les logements classés G est effective depuis 2025, et les logements classés F seront exclus en 2028, puis les logements E en 2034.
Du côté des copropriétés, les copropriétés disposent désormais d’un levier simplifié pour interdire la location touristique : la modification du règlement de copropriété peut être votée à la majorité des deux tiers des voix, contre l’unanimité auparavant. Ce point est à vérifier impérativement avant tout projet de mise en location.
Le bail mobilité : une alternative stratégique à Paris
Face au durcissement de la réglementation sur les meublés touristiques, le bail mobilité constitue une alternative de plus en plus prisée par les propriétaires parisiens. D’une durée de 1 à 10 mois, il s’adresse aux locataires en situation de mobilité professionnelle (formation, mutation, stage, mission temporaire) et offre un cadre juridique souple.
La location meublée longue durée n’est pas impactée par les modifications fiscales récentes : le plafond de 77 700 € et l’abattement de 50 % restent inchangés. Le bail mobilité permet ainsi de contourner les limites de 90 jours tout en bénéficiant d’une fiscalité plus avantageuse. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur le bail mobilité à Paris.
Nous proposons d’ailleurs un accompagnement dédié au bail mobilité, avec une commission à partir de 13 % TTC. La gestion des réservations, l’accueil des locataires et le suivi administratif sont pris en charge de manière transparente, ce qui vous libère des contraintes opérationnelles.
Pourquoi confier la gestion de votre bien à une conciergerie ?
Selon les estimations de l’Observatoire des Territoires (début 2025), 12 à 15 % des annonces en ligne en zones tendues seraient en infraction au regard des nouvelles obligations d’enregistrement. Ce chiffre illustre la complexité croissante de la gestion d’un bien en location de courte durée à Paris.
Faire appel à une conciergerie spécialisée permet de sécuriser votre activité sur plusieurs plans : conformité administrative, optimisation des annonces, accueil des voyageurs, gestion du ménage, du linge, de la maintenance et reporting financier détaillé. Nous offrons un interlocuteur dédié qui connaît votre bien et vos attentes, avec une tarification claire à partir de 20 % TTC pour la location saisonnière.
Notre approche repose sur une gestion humaine et une réactivité permanente, notamment en cas d’urgence. Le reporting mensuel détaillé vous donne une visibilité complète sur vos revenus et vos opérations, sans frais cachés.
| Critère | Gestion en autonomie | Notre conciergerie (Be Zen) |
|---|---|---|
| Conformité réglementaire | À votre charge | Accompagnement complet |
| Accueil des voyageurs | Présence requise | Accueil personnalisé inclus |
| Ménage et linge | Organisation personnelle | Pris en charge |
| Reporting financier | Suivi manuel | Rapport mensuel détaillé |
| Urgences et maintenance | Gestion directe | Intervention rapide garantie |
| Commission | 0 % (mais temps investi) | À partir de 20 % TTC |
Maximiser la rentabilité de votre location en 2026
Dans ce contexte réglementaire exigeant, plusieurs leviers permettent d’optimiser la rentabilité de votre bien à Paris :
- Le classement en meublé de tourisme : obtenir des étoiles permet de conserver un abattement fiscal de 50 % au lieu de 30 %, un avantage considérable.
- La photographie professionnelle : des visuels de qualité augmentent significativement le taux de réservation et le prix moyen par nuitée.
- La diversification des canaux : ne pas dépendre uniquement d’une seule plateforme, mais combiner Airbnb, Booking et les réservations directes.
- L’hybridation des modes de location : alterner entre location saisonnière (90 jours maximum) et bail mobilité pour occuper le bien toute l’année.
Pour un studio de 30 m² dans le 11e arrondissement occupé 9 mois par an, la location meublée touristique peut générer environ 4 500 euros sur 90 nuitées à 50 euros la nuit, selon les estimations publiées par Welkeys. Le complément en bail mobilité sur les mois restants peut considérablement augmenter le rendement annuel global.
La location de courte durée à Paris reste une opportunité rentable en 2026, à condition de maîtriser un cadre réglementaire devenu exigeant. Loi Le Meur, plafond de 90 jours, fiscalité durcie, quotas par arrondissement et obligations d’enregistrement : chaque propriétaire doit s’adapter pour exercer en toute légalité. Notre conciergerie vous offre un accompagnement transparent, humain et sans frais cachés, de la conformité administrative jusqu’au reporting mensuel de vos revenus. Pour franchir le pas en toute sérénité, découvrez comment optimiser vos revenus en location courte durée avec notre équipe à Paris.
Questions fréquentes
Combien de jours puis-je louer mon appartement en courte durée à Paris ?
Si le logement est votre résidence principale, la limite est fixée à 90 jours par année civile depuis le 1er janvier 2025. Au-delà, vous devez obtenir une autorisation de changement d’usage. Les plateformes bloquent automatiquement votre calendrier une fois le seuil atteint.
Quel est l’impact fiscal de la loi Le Meur sur ma location saisonnière ?
Pour les meublés touristiques non classés, l’abattement micro-BIC est passé de 50 % à 30 %, avec un plafond abaissé à 15 000 € de recettes. Le classement en meublé de tourisme permet de conserver l’abattement de 50 %. Un accompagnement par notre conciergerie vous aide à structurer votre activité pour en tirer le meilleur parti fiscal.
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect de la réglementation à Paris ?
Les amendes peuvent atteindre 15 000 € pour un dépassement de la durée autorisée et 20 000 € pour une fausse déclaration. Des astreintes journalières peuvent s’y ajouter tant que la situation n’est pas régularisée. Les contrôles sont renforcés par le croisement automatisé des données entre plateformes et services municipaux.